Ces derniers temps, j'ai eu plusieurs demandes d'explication sur mon trajet qui commence à être un peu flou et difficile à suivre, article après article.
Voici donc la liste des pays et leurs villes majeures (d'abord déjà visité et ensuite prévus), suivi par des cartes qui devraient aider à la visualisation.

DSC 0002 Jean-BaptisteLe 5 janvier 2014, Jean-Baptiste (que nous appelons JB), après un changement des plus minuté à l'aéroport de Delhi, débarque à Guwahati. Fraichement arrivé de France, Thyl et moi le plongeons tout de suite dans ce que l'Inde a de redoutable à offrir, la conduite en ville, le bruit, la vue de la misère, l'odeur qui traine autour de la gare et les démarches administratives d'obtention de billet de train. Et après 5h de train pour 113 km sur une banquette en dur, on le fait loger dans la première guesthouse qu'on trouve en sortant de la gare de Barpeta road à 20h. Et je dois dire qu'elle n'était pas des plus accueillantes, lits douteux, chiottes nauséabonds et salle d'eau inutilisable... elle avait l'avantage d'être la première, d'être encore ouverte et d'être très peu chère (ce fut ma nuit payante la moins chère de tout mon voyage), 350 Rupies indiens à 3 (5,5$ à 3).
Test par la confrontation réussi! JB est un sacré gaillard, bien adaptable. En tant que voyageur, JB est adopté!
Il est peu sur les photos, c'est lui le photographe en chef.

Je vous ai déjà parlé plein de fois de Travel With A Mission (TWAM), en vous louant les qualités de cette plateforme internet. TWAM essaye de faciliter la rencontre entre individus souhaitant partager un savoir, une connaissance ou une expérience (les Twamers) avec des individus souhaitant leur offrir un public (issus par exemple d'écoles, d'universités, d'hôpitaux, de centres communautaires, etc. - les Twamhosts).
Aujourd'hui, je suis mis à l'honneur sur leur blog, le temps d'un article.
Je vous laisse le lire. Il est très bien.

 

Yogo, tour du monde des écoles

 

“Mon Tour de Monde ? sûrement un des plus grands projets de ma vie. J’en rêve depuis tout petit. A huit ans je le planifiais déjà avec mon meilleur ami d’enfance. Puis, j’ai décidé de franchir le pas, je veux graver cette expérience de vie dans mon histoire.”

Yogo est un Twamer, parti à 23 ans faire le tour du monde par tous moyens de transport sauf l’avion pour prendre le temps du contact avec les gens, et pour des raisons écologiques. Son objectif est de rencontrer les hommes qui vivent ailleurs, différemment, découvrir leur culture, les paysages qui les entourent et leurs systèmes d’enseignement.


Pour lire la suite, rendez vous sur le blog de Travel With A Mission.

 

Autrement, vous pouvez m'écrire à Kolkata en poste restante. Afin que je reçoive votre courrier début mai, vous devez l'envoyer pendant la deuxième moitié de Mars. L'adresse est la suivante :

 

NATHANAEL LEPRETTE
Poste Restante,
GPO,
Dalhousie Square (BBD Bagh),
Calcutta
700 001

 

 

 

DSC 1013 Jean-BaptisteEt maintenant, en route direction les montagnes, le Népal. A l'aide d'un petit rickshaw, d'un train et d'un bus, l'ensemble se déroulant sans anicroche, nous sommes à la frontière du Népal le 15 janvier. On ne la traverse que le lendemain matin, le 16 pour que JB et Thyl puissent ne prendre qu'un visa de 15j, jusqu'au 30 janvier, jour de leur avion. J'avais fait quelques demandes d'hébergement sur CouchSurfing (CS) pour notre arrivée à Katmandou le 23 janvier. Nous avions en effet prévu de passer une semaine sur la route pour visiter le Népal en passant par les lieux sacrés du Boudhisme comme Lumbini (lieu de naissance de Siddhartha) et les points de vue comme Pokara, avant de visiter Katmandou et sa vallée pendant la deuxième semaine. Après la rencontre d'un couple de motards qui ne nous invitent pas franchement à suivre notre itinéraire, et alors que l'idée de passer la deuxième semaine à moto germait dans notre tête, la moto s'impose à nous comme une évidence pour visiter l'ensemble du Népal.

 DSCN1848Les frangins sont partis. Je reste et ne repars pas tout de suite. J'ai d'abord envie de passer du temps avec les enfants de We Gain Zone.
Sophie accepte gentiment de m'héberger pendant cette semaine.

Merci encore Christine alias From'Ange, parce qu'elle nous est d'abord apparue pour nous offrir du fromage (à moi qui n'en mange que si rarement) et a disparu presque aussitôt. Merci donc Christine pour m'avoir introduit dans ce centre pour enfants des rues. Merci pour m'avoir invité à cuisiner avec toi, pour eux, et puisque je n'ai  pu te dire au revoir, je te souhaite ici bonne chance pour la réalisation de tes projets et sache que quelqu'un m'a dit que tu avais un coeur de tibétaine !

 DSCN1937Anjan, mon hôte CS, est docteur en médecine Ayurvedique, une médecine indienne qui se base sur l'alimentation et une hygiène de vie irreprochable. Sans doute très intéressante et sans aucun doute elle offre des résultats satisfaisants, mais elle manque cruellement de fléxibilité et s'adapte mal à une vie quotidienne spontanée. Levé 4h du mat, deux repas par jour (uniquement et exclusivement, pas de snack), végétarien bien sûr, et couché 20h. Avec plus d'une heure de transport, un volontariat toute la matinée (jusqu'à 13h) et un retour pour 18h (diner), ça ne laisse qu'un grand maximum de 4h de battement pour se reposer et visiter la ville. Je déménage donc assez rapidement dans une chambre, au centre ville, à 5 m (vrai de vrai) de la porte de Mother Thérésa House. Du volontaire le plus éloigné, je passe à un des volontaires les plus proches :-)

DSCN1943Mother Théresa, soeur catholique, fondat l'ordre des Missionaire de la Charité, à Kolkata, et consacra sa vie à s'occuper "des pauvres, des plus pauvres". Prix nobel de la paix, vénéré en Inde et sanctifié dans le monde catholique (béatifiée en 2003), elle est une icône de la compassion dans le monde entier. Les Missionaires de la Charité sont présents partout, et mère Théresa voulait aider tout le monde. Même à New York, il y a un accueil pour les malades atteint du Sida qui furent rejettés par la société à une époque où cette maladie était méconnue et faisait terriblement peur. Les soeurs des Missionaires prononcent les voeux classiques de pauvreté, chasteté et de dévotion à Dieu, mais en plus, elles font voeux de s'occuper des pauvres et nécessiteux. Il faut plusieurs années de formation avant de pouvoir intégrer l'ordre. Elles doivent nottament apprendre l'anglais, la langue officielle de l'ordre car Elles ne choisissent pas leur mission et peuvent être envoyées à n'importe quel moment, n'importe où, pour y rester une durée indéfinie. Elles sont donc souvent, après plusieurs années,  multilingues. Les soeurs (je ne sais pas pour les prêtres) ne rendent visite à leur famille qu'une fois tous les 10 ans. Pas d'ordinateur, pas de téléphone, elles ne correspondent que par courrier.
Il est possible, et ce depuis les débuts des missionnaires d'être volontaire et de les aider. Pas besoin de connaissance particulière, pas besoin de rester longtemps, et même pas besoin de prévenir. On peut, une fois sur place décider d'être volontaire pour une seule matinée.

DSCN2275Après un voyage en train très tranquille, en compagnie d'une agéable famille de bangalais qui m'a invité à venir les visiter à Dhaka, je suis confronté à l'enfer de Chennai. Heureusement, avant de sortir de la gare, je rencontre Aki, un japonais et Alex, un israélien. Je passe la soirée avec eux, d'abord à galérer pour trouver un point internet pour Alex puis à trouver une chambre convenable à un prix abordable. Alex, après plusieurs mois de voyage dans le sud, fuit la chaleur en partant vers le Nord. On prend ainsi le temps d'échanger nos expériences et je prépare avec lui un petit itinéraire en notant les bons plans qu'il connait (bon resto et lit pas cher).
La nuit fut éprouvante, la chaleur m'écrase, m'étouffe et m'empêche de dormir. Avec ça, l'eczéma se réveille bien sûr, il faudra faire avec dans le sud je crois.

DSCN3039Le mardi 1 avril 2014, j'arrive à Auroville, à pied.
Avec Tyler, nous avons pris un bus pour Aurobeach. De là, il y a 7 kms pour rejoindre Auroville. Pas de bus, uniquement des auto-rickshaws qui coûtent très cher, donc nous marchons. Il fait chaud mais la conversation est bonne alors le temps passe vite. Nous arrivons au Centre des visiteurs vers midi. On nous propose de visioner une courte vidéo qui présente le Matrimandir, le bâtiment en forme d'oeuf, central, qui représente la quête spirituelle d'Auroville, ainsi qu'une introduction à la Charte d'Auroville rédigée par la Mère et lue par la Mère lors de l'inauguration d'Auroville en 1957 (à vérifier). La Mère, française d'origine, fut la compagne spirituelle de Sri Aurobindro, un des plus grands penseurs et poètes indiens de la première moitié du 20°s, il fut aussi un des principaux acteurs del'indépendance de l'Inde.
"Auroville n'appartient à personne en particulier mais à l'Humanité dans son ensemble". Pour être aurovillien, il faut adhérer au Yoga du travail et être un chercheur de la Vérité. Dit autrement, un aurovilien travaille pour offrir le meilleur de lui même à la communauté sans attendre de récompense pour cela, et il doit travailler en lui, une supra-spiritualité indépendante de toutes religions. Auroville est un lieu d'expérimentation pour l'apparition d'une nouvelle "forme" humaine, une nouvelle humanité qui ne se base pas sur la compétition, la confrontation (en elle mais aussi contre la nature), mais plus harmonieuse...
Ce sont mes mots à moi, de ce que j'ai compris et réussi à reformuler du message et de la vision de la Mère. Pour en savoir plus, je vous invite à vous renseigner sur le site internet d'Auroville.

 Le journal The Hindu, à Hyderabad, m'a interviewé le jour de mon anniversaire et vient de publier son article sur mes aventures. C'est en anglais.

pour télécharger le pdf, c'est par ici

et pour le lire sur le site du journal, c'est par ici.