Encore une journée incroyable d'autostop de plus, pour raliler Göreme depuis Konya.
Göreme est un petit village qui se situe au coeur de la Capadoce, lieu le plus touristique de Turquie.
C'est le choc, le tourisme fait des ravages et je le ressentirai jusqu'au coeur de l'école. Tout est inabordable, entre 3 et jusqu'à 8 fois plus cher qu'à Konya. Les commerçants sont désagréables, il est plus difficile d'aborder les Turcs qui ne viennent même pas me voir pour me poser des questions au sujet de mon bâton. Mon bâton, ailleurs qu'ici, est magique. Seul le stop continue de m'épater et heureusement les gens du camping sont très sympas. Et oui, à cause du tourisme, le CS ne fonctionne pas ou alors contre rémunération... CS payant, c'est une blague. Pour la première fois de ma vie, j'ai fait de la délation et j'ai dénoncé  http://www.couchsurfing.org/people/dumankamil/ au modérateur de CS car il me demandait 5€/J/personne pour nous héberger.
Bref, on est bien loin de ce que décrit le Lonely 2011, dommage!

Une fois que c'est dit, reste que les paysages eux n'ont pas encore été trop altérés... quoique, je vous en dirai plus tout à l'heure. mais j'invite qui veut randonner dans des paysages lunaires à venir visiter la Cappadoce. Mais SVP ne venez pas en troupeaux de cars et prenez le temps de contempler, ne survollez pas la Cappadoce (ni de manière imagée et encore moins de manière réelle :-). J'ai trouvé le coin superbe, c'est juste dommage que la saison touristique ait déjà commencé.

DSCN0961

Une fois notre trio réuni (après la journée de stop), on décide de partir le lendemain randonner pendant deux jours (mardi 1 et mercredi 2 mai). J'ai rendez-vous avec les enfants de l'école de Göreme jeudi matin. En attendant Philippe, je me suis rendu à l'école et j'ai rencontré la prof de math (qui travaille à l'université et donc parle l'anglais), le prof d'anglais et le directeur de l'école. Le rendez-vous n'est pas très précis mais je me dit qu'on verra bien.

DSCN0983Le premier jour de trek, on évolue au coeur des vallées roses et rouges, au milieu de multitude de monticules rocheux (pas tout à fait des pics) dont les couleurs vont du jaunâtre au rouge vif en passant par l'orangé et le rose, une explosion de couleur ocre. Ces rochers sont souvent creusés d'une ou plusieurs caves, d'anciennes habitations ou des églises rupestres ornées de fresques. L'érosion est depuis passée par là. Outre qu'elles sont loin de tout, elles seraient souvent difficilement habitables aujourd'hui.

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On visite Çavusin et son église "St Jean Baptiste" dixit un Turc qui nous l'a indiqué. Je n'ai pas réussi a trouver d'infos là dessus.
Puis, on marche jusqu'à Zelve où l'on prévoit de passer la nuit dans une cave troglodyte.

 

Malheureusement, il nous fut impossible de trouver mieux que celle-ci et cette dernière était jonchée de poubelles, de plastiques, et surtout de bouteilles de verre éclatées. Et là, je n'accuse pas nécessairement les touristes car si il y a bien deux reproches que je ferais au Turcs, c'est leur comportement au volant et leur rapport aux déchets.
On a donc dormi à la belle étoile!
La nuit, les majestueux rochers qui nous entouraient, créèrent un environnement onirique. Et J'avais bien besoin de rêves réparateurs car le trek de 8h avec mon sac ne fut pas très apprécié par mon genou qui me lançait, comme à chaque fois que je cours trop longtemps. Pourvu que demain....

 

Et voila, à 6h du mat', j'ai été réveillé par ces lances flammes. Je vous invite à tripler le volume sonore pour imaginer ce qui a retenti dans mon oreille gauche quand l'un de ces Bachi-bouzouk nous a rasé à une dizaine de mètres. Non mais. N'a t-on pas idée de réveiller, tous les matins, toute la création par un vacarme aussi assourdissant (et si peu naturel) dans un lieu si apaisant. Pauvres habitants turcs, pauvres animaux et pauvre nous.
Et que peuvent ils bien contempler de la-haut qu'ils ne peuvent apprécier ici-bas? leurs compères qui les aident à polluer ce si joli tableau?
Pollution sonore, pollution visuelle, pollution de l'air et je vous le donne dans le mille, ce sont les mêmes touristes qui se déplacent en troupeaux de cars pour s'arréter un peu partout afin de photographier les paysages qu'ils ne savent plus contempler....

Du coup, on repart plus tôt que prévu. Mais comme mon genou refuse de me porter normalement, je me déplace en stop. On se rend à la "Imagination Vallée". Il faut beaucoup d'imagination pour apercevoir un lapin, un escargot ou que sais-je encore au milieu de ces rochers. Surtout quand tu es entouré de bancs de touristes qui ne savent même pas quoi répondre à un élémentaire "Mehraba" (bonjour, salut en Turc).

En parallèle de cette Turquie ultra-tourisitique, on peut en voir une autre encore très paysanne utilisant la traction animale pour labourer les champs.

 

Lors du trajet vers Avanos, nous avons rencontré Taifon, un ex-enseignant turc qui parle turc, français, anglais, espagnol et azeri et qui nous a offert le thé en nous expliquant comment sont fabriquées les poteries.
A Avanos, on a découvert une patisserie qui propose les meilleurs Baklava que j'ai jamais mangé, sucré, huileux, mielleux à souhait. Les couches de pâte craquante, les fourrages onctueux, les morceaux de pistaches croquants emplissent la bouche d'une saveur à se damner. J'adore!
Les vieux messieurs qui nous on regardé passer n'ont toujours pas dû se remettre de notre passage. Manger huit baklavas chacun ne semble pas être quelque chose de courant :-)

De retour au camping, je prépare ma présentation pour les enfants. Jeudi matin, la prof est absente. On repousse donc notre départ au lendemain. L'après-midi on essaiera bien d'aller visiter une cité souterraine mais on se fera vaincre par le mauvais temps.

DSCN1020

Après mon intervention à l'école, le vendredi 4 mai, je pars pour Sivas. Elias et Philippe sont partis un peu avant, mais après un détour par la patisserie d'Avanos.
Après Sivas, nous avons transité à Samsun et aujourd'hui, mercredi 9, je suis à Ordu, ville balnéaire de la mer noire.
J'écrirai bientôt un article sur mes deux interventions dans des écoles turques et un autre plutôt général sur mon ressenti au sujet de la Turquie et sur les Turcs plus particulèrement agrémenté de quelques anecdotes.

Pour plus de photos de Cappadoce, rendez-vous dans la rubrique media.

Encore une journée incroyable d'autostop pour rallier Göreme depuis Konya.
Göreme est un petit village qui se situe au coeur de la Capadoce, lieu le plus touristique de Turquie. C'est le choc, le tourisme fait des ravages et je le ressentierai jusqu'au coeur de l'école. Tout est inabordable, entre 3 et jusqu'à 8 fois plus cher qu'ailleurs. Les commerçant sont désagréables, il est plus difficile d'aborder les turcs qui ne viennent même pas me voir pour me poser des questions au sujet de mon baton (clef magique dans bien des situations). Seul le stop continue de m'épater et heureusement les gens du camping sont très sympa. Et oui, à cause du tourisme, le CS ne fonctionne pas ou alors c'est payant... CS payant, c'est une blague. Pour la première fois de ma vie, j'ai fait de la délation et j'ai dénoncé  http://www.couchsurfing.org/people/dumankamil/ au modérateur de CS car il me demandait 5€/J/personne pour nous héberger.
Bref, on est bien loin de ce que décrit le Lonely 2011, dommage!

Une fois que ça s'est dit, reste que les paysages eux n'ont pas encore été trop altéré... quoique, je vous en dirai plus tout à l'heure. Et j'invite qui veut randonner dans des paysages lunaires à venir visiter la Cappadoce, mais SVP ne venez pas en troupeau de car et prenez le temps, ne survollez pas la Cappadoce (ni de manière imagé et encore moins de manière réelle :-). J'ai trouvé le coin superbe, c'est juste dommage que la saison touristique ait déjà commencé.

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Une fois notre trio réuni, on décide de partir randonner pendant deux jours (mardi 1 et mercredi 2 mai). Moi j'ai rendez-vous avec les enfants de l'école de Göreme le jeudi matin. En attendant Philippe, je me suis rendu à l'école et j'ai rencontré la prof de math (qui travaille à l'université et qui donc parle anglais), le prof d'anglais et le directeur de l'école. Le rendez-vous n'est pas précis mais je me dit qu'on verra bien.

DSCN0983Le premier jour de trek, on évolue au coeur des vallées roses et rouges, au milieu de multitude de monticules rocheux (pas tout à fait des pics) dont les couleurs vont du jaunatre au rouge vif en passant par l'orangé et le rose, une explosion de couleur ocre. Ces rochers sont souvent creusé d'une ou plusieurs cave, d'anciennes habitations ou des églises rupestres ornées de fresques.DSCN0998
On visite Çavusin et son église "St Jean Baptiste" dixit un turc qui nous l'a indiqué ; je n'ai pas réussi a trouver d'info là dessus.
Puis, on se rend près de Zelve où l'on prévoit de passer la nuit dans une cave troglodyte.

Malheureusement, il nous fut impossible de trouver mieux que celle-ci et cette dernière était jonché de poubelle, de plastique, et surtout de bouteille de verre éclaté. Et là, je n'accuse pas nécessairement les touristes car si il y a bien deux reproches que je fait au turcs, c'est leur comportement au volant et leur rapport aux déchets.
On a donc dormi à la belle étoile!
La nuit, les majestueux rochers qui nous entourent crée un environnement onirique. Et J'ai bien besoin de rêves réparateur car le trek de 8h avec mon sac ne fut pas très apprécié par mon genoux qui me lance comme à chaque fois que je cours trop longtemps. Pourvu que demain....

 

Et voila, à 6h du mat, j'ai été réveillé par le son de ces lances flammes. Jje vous invite à tripler le volume pour imaginer ce qui a retenti dans mon oreille gauche quand l'un de ces Bachi-bouzouk nous a razé à une dizaine de metre. Non mais. N'a t-on pas idée de réveiller, tous les matins, toute la création par un vacarme aussi asourdissant (et si peu naturel) dans un lieu si apaisant. Pauvres habitants turcs, pauvres animaux et pauvre nous.
Et que peuvent ils bien contempler de la-haut qu'ils ne peuvent apprécier ici-bas? leurs compères qui les aident à polluer ce si jolie tableau?
Pollution sonore, pollution visuelle, pollution de l'air et je vous le donne dans le mille, ce sont les mêmes qui se déplacent en troupeau de car pour s'arréter un peu partout afin de photographier les paysages qu'ils ne savent plus contempler....

Du coup, on repart plus tôt que prévu. Mais comme mon genoux refuse de me porter normalement, je me déplace en stop. On se rend à la "Imagination Vallée". Il faut beaucoup d'imagination pour apercevoir un lapin, un escargot ou que sais-je encore au milieu de ces rochers. Surtout quand tu es entouré de banc de touristes qui ne savent me pas quoi répondre à un élémentaire "Mehraba" (bonjour, salut en Turc).

Heureusement, lors de mon trajet pour Avanos, nous avons rencontré Taifon, un ex enseignant turc qui parle turc, français, anglais, espagnol et azeri et qui nous a offert le thé en nous expliquant comment sont fabriquées les potteries.
A Avanos, on a découvert une patisserie qui propose les meilleurs Baklava que j'ai jamais mangé, sucré, huileux, mielleux à souhait. Les couches de pâte craquantte, les fourrages onctueux, les morceaux de pistaches croquants emplissent la bouche d'une saveur à se damner. J'adore!
Le vieux messieurs n'a toujours pas dû se remettre de notre passage. Manger huit baklavas chacun ne semble pas être quelque chose de courant :-)

De retour au camping, je prépare ma présentation pour les enfants. Le lendemain, la prof est absente, on repousse donc notre départ au lendemain. On essaiera bien d'aller visiter une cité souterraine mais on se fera vaincre par le mauvais temps.

Après mon intervention à l'école, le vendredi 4 mai, je pars pour Sivas, Elias et Philippe sont partis un peu avant, mais après un détour par la patisserie d'Avanos.
Après Sivas, ce fut Samsun et aujourd'hui, mercredi 9, je suis à Ordu, ville balnéaire de la mer noire.
J'écrierai bientôt un article sur mes deux interventions dans des écoles tuques et un articles assez générales sur mon ressenti vis à vis de mon passage en Turquie et sur les turcs plus particulèrement.