DSCN0454A Adamas sur l'ile de Milos, nous avions retrouvé l'equipage de choc du Barcelonna, Serge le skipper, André et Stéphane les équipiers . Nous avons passé la soirée ensemble : spécialités corses amenées par André, repas au resto grec, et tournée des bars de Adamas. Note perso : la bière grecque n'a rien de terrible, leur vin de table ne mérite même pas ce nom  et les Grecques des îles ne dansent pas :-(

Le surlendemain, le lendemain servant à récupérer de la veille, nous avons visité l'île, André, Stéphane et moi, en louant une voiture pour 20€ la demie journée : .../

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- point de vue magnifique depuis les hauteurs de TripitiDSCN0465

- visite (du chantier) d'un ancien théatre. J'ai alors réalisé que j'étais sur l'île d'où nous viens la Vénus (de Milos :-) ; on ne prononce pas le "s".

- j'ai ramassé et mangé des oranges juteuses, sucrées et gouteuses à en redemander sans fin, mais je n'ai pris que celles qui étaient par terre...

- et puis bien sûr, on a fait le tour de plusieurs criques et ports.

Le lendemain, lundi 16, on profite d'une accalmie pour reprendre la mer. Elle ne dure pas très longtemps et nous devons de nouveau nous arréter sur l'ile d'Amorgos le soir même. Au moins jusqu'à jeudi, la météo sera la pire mercredi!

DSCN0509De nuit et avec le clapot des vagues, nos skippers ne sentent pas d'accoster, il faut savoir que les ports grecs, sur les îles du moins, sont minimalistes. Nous passons donc la nuit au mouillage. Heureusement, le matin, on peut accoster et se dérouiller les jambes. On mange tous ensemble des kebabs grecs. On envisage de visiter cette île en voiture le lendemain. Elle est connue pour avoir servi, en partie, de décor pour le film "le Grand Bleu". Pendant que certains font la sieste, que d'autres regardent des films, je vais me promener avec Fanny et visiter les alentours et les hauteurs de Katapola, le port "abrité" d'Amorgos. C'est superbe, un endroit idéal pour y passer les vacances (bien sûr ça ne doit pas l'être au moment des vacances :-) et surtout son enfance. Je vous donne la recette : petit village à proximité de vastes campagnes pour se dépenser, entouré de quelques hauteurs pour crapahuter et bien sûr la mer pour se rincer les yeux et laisser libre cours à  l'imagination des ailleurs.

Le lendemain, j'ai rien compris. Réveillé à 6h par les clapots des vagues. L'intensité trop forte fait peur aux skippers qui craignent pour leurs bateaux (qui doivent arriver neufs). Le mouillage ne fonctionne pas. On dérape. On part!

Quoi, comment ça on part???? Ne m'a t-on pas dit que mercredi serait la pire journée de tempête?
Pas le temps de dire ni oui ni non ni ouf, on est dedans!
40 noeuds en moyenne sur la journée (70km/h), des vagues de plus de 4m de haut. Désolé, ça ne rend rien en photo, l'image écrase et je ne pouvais pas prendre une vidéo, j'avais besoin (très) régulièrement de mes mains pour me tenir.
C'est Yoann qui a barré toute la journée sauf au moment du repas et d'une courte sieste ou je l'ai remplacé. On se sent tripiti (voir plus haut :-)
Fanny ne se sentaient pas très bien et pourtant, elle nous a vaillamment préparé à manger. Je n'ose imaginer ce que signifie faire la cuisine par ce temps et avec le mal de mer, chapeau!

Barcelonna a décidé de s'abriter dans une crique pour mouiller pendant la nuit afin de prendre un peu de repos. Nous, on a continué. Je ne pourrais donc pas leur dire de visu : "Au revoir André, Stéphane et Serge. Et bon vent!"
La mer s'est un peu calmée et tout le monde a pu tenir son quart.

Jeudi 19, on est arrivé à Marmaris par faible vent mais une mer encore un peu houleuse à 10h30.
On a retrouvé les autres équipages des autres bateaux qui étaient arrivés depuis deux jours déjà. Voyant nos difficultés, ils ne nous ont pas suivi, ils ont emprunté un autre chemin. Les équipages étaient bien réduits puisque la traversée ayant duré plus longtemps que prévu, les équipiers étaient déjà repartis, ne restaient que les skippers.

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A 14h, je range mes affaires, je dis au revoir à Yoann et Fanny et je profite d'une liaison pour me rendre à Marmaris avec Yoann pour signaler l'entrée du bateau et de trois ressortissants de l'Union européenne sur le territoire turc. Ca a pris un peu de temps, et après un peu de discussion, ça s'est bien passé. Les Turcs sont compréhensifs.
A 16h30 donc, je quitte le bureau avec mon passeport tamponné et on m'emmène à la station de bus car je dois absolument me rendre à Akyuka avant 18h pour rejoindre Omur Çakan qui s'est proposé, via CouchSurfing, de m'héberger à mon arrivée. Le problème est qu'il travaille la nuit dans un hôtel pour financer ses études.
Sur mon chemin, j'ai rencontré un photographe dans le bus avec qui j'ai rdv le lendemain pour boire le thé et Serkan en autostop qui, après avoir pris connaissance de mon projet, a contacté tout son carnet d'adresses pour m'aider à trouver des écoles à Ankara.

Je retrouve Omur à 17h40 qui prend le temps, bien qu'il sera du coup en retard, de discuter et de me montrer mon nouveau chez moi. Il me laisse les clefs, me propose de manger, me montre où sont les serviettes propres et me donne rdv demain à 13h. Comment, après ça, ne pas se sentir chez soi?
En fait, il travaille jusqu'à 01h et ensuite, il dort sur place, l'hotel lui donne une chambre. On lui a proposé d'emménager là bas. Il a refusé car alors, il ne pourra plus accueillir de voyageurs et de couchsurfeurs. Il paye donc un loyer pour nous, pour moi... quelle générosité!
Quel honneur!
Quelle arrivée, quelle hospitalité!  Merci Omur pour cet accueil en Turquie, je sens que je vais m'y sentir bien.

 Nous venions donc de retrouver notre voisin d'equipage de choc, Serge le skipper et André et Stéphane les équipiers, avec qui nous avons passé la soirée : spécialités corses amenées par André, repas au resto grec, et tournée des bars de Adamas. Note à moi même : la bière n'a rien de terrible, leur vin de table ne mérite même pas ce nom là et les grecques des iles ne dansent pas :-(

Nous avons visité l'ile, André, Stéphane et moi, en louant une voiture pour 20€ la demie journée :

- point de vue magnifique depuis les heuteurs de Tripiti

- visite (enfin du chantier) d'un ancien théatre, j'ai alors découvert que j'étais sur l'ile d'où nous viens la Vénus (de Milos :-) ; on prononce pas le "s".

- j'ai ramassé et mangé des oranges juteuses, sucrées, gouteuses, à en redemander sans fin mais je n'ai pris que celles qui étaient par terre...

- et puis bien sûr, on a fait le tour de plusieurs crics et ports.

Le lendemain, lundi 16, on profite d'une accalmie pour reprendre la mer. Elle ne dure pas très longtemps et nous devons de nouveau nous arréter sur l'ile d'Amorgos. Au moins jusqu'à jeudi, la météo sera la pire mercredi!

De nuit et avec le clapot des vagues, nos skippers ne sentent pas d'accoster, il faut savoir que les ports grecs, sur les iles du moins, sont minimalistes. Nous passons donc la nuit au mouillage. Heureusement, le matin, on peut accoser et se dérouiller les jambes. On mange tous ensemble des kebabs grecs. On envisage de visiter cette ile le lendemain où fut filmé, en partie, le film le Grand Bleu. Pendant que certains font la sieste, d'autres regardent des films, je vais me promener avec Fanny et visiter les alentours et les hauteurs de Katapola, le port "abrité" d'Amorgos. C'est superbe, un endroit idéal pour y passer les vacances (bien sûr ça ne doit pas l'être au moment des vacances :-) et surtout son enfance. Je vous donne la recette : petit village à proximité de vastes campagnes pour se dépenser, entouré de quelques hauteurs pour crapahuter et bien sûr la mer pour se rincer les yeux et laisser libre cours à  l'imagination des ailleurs.

Le lendemain, j'ai rien compris. Réveillé à 6h par les clapots des vagues. L'intensité trop forte fait peur aux skippers qui craignent pour leur bateau (qui doit arriver neuf). Le mouillage ne fonctionne pas. On dérape. On part!

Quoi, comment ça on part???? On m'avait pas dit que mercredi c'était le pire jour de tempête?
Pas le temps de dire ni oui ni non ni ouf, on est dedans!
40 noeuds en moyenne sur la journée (70km/h), des vagues de plus de 4m de haut. Désolé, ça ne rend rien en photo, l'image écrase et je ne pouvais pas prendre une vidéo, j'avais besoin (très) régulièrement de mes mains pour me tenir.
C'est Yoann qui a barré toute la journée sauf au moment des repas et d'une courte sieste ou je l'ai remplacé. On se sent tripiti (voir plus haut :-)
Fanny ne se sentaient pas très bien et pourtant, elle nous a vaillament préparé à manger. Je n'ose imaginer ce que signifie faire la cuisine par ce temps et avec le mal de mer, chapeau!

Barcelonna a décidé de s'abriter dans une cric pour mouiller la nuit afin de prendre un peu de repos. Nous, on a continué. Je ne pourrais donc pas leur dire de visus : Au revoir André, Stéphane et Serge. Et bon vent!
La mer s'est un peu calmée et tout le monde a pu tenir son quart.

Jeudi 19, on est arrivé à Marmaris par faible vent mais une mer encore un peu houleuse à 10h30.
On a retrouvé les autres équipages arivé depuis deux jours puisqu'ils ne nous ont pas suivi, ils ont emprunté un autre chemin. Les équipages étaient bien réduit puisque la traversée ayant durée plus longtemps que prévu, les équipiers étaient déjà repartis, ne restaient que les skippers.

A 14h, je range mes affaires, je dis au revoir et je profite d'une liaison pour me rendre à Marmaris avec Yoann pour signaler l'entrée du bateau et de trois ressortissants de l'union européenne sur le territoire turque. Ca a pris un peu de temps après pas mal de discussion mais ça s'est bien passé. Les turques semblent être compréhensifs. A 16h30 donc, je quitte le bureau avec mon passeport tamponné et on m'emmène à la station de bus car je dois absolument me rendre à Akyuka avant 18h pour rejoindre Omur Çakan qui s'est proposé, vias CouchSurfing, de m'héberger à mon arrivé. Le problème est qu'il travaille la nuit dans un hotel pour financer ses études.
Sur mon chemin, j'ai rencontré un photographe dans le bus avec qui j'ai rdv le lendemain pour boire le thé et Serkan en autostop qui, après avoir pris connaissance de mon projet, a contacté tout son carnet d'adresse pour m'aider à trouver des écoles à Ankara.

Je retrouve Omur qui prend le temps, malgré qu'il sera du coup en retard, de discuter et de me montrer mon nouveau chez moi. Il me laisse les clefs, me propose de manger, me montre ou sont les serviettes propres et me donne rdv demain à 13h. Comment après ça, ne pas se sentirchez sois.
En fait, il travaille jusqu'à 01h et ensuite, il dort sur place. On lui a proposé d'emménager là bas. Il a refusé car alors, il ne pourra plus accueillir de voyageurs et de couchsurfeur. Il paye donc un loyer pour nous, pour moi... quelle générosité!
quel honneur!
Merci Omur pour cet accueil en Turquie, je sens que je vais m'y sentir bien.