Bienvenue à Cécile en Malaisie!

On mange un cheese Nan, indien.
On mange un Asam Laksa, chinois.
On mange un Nasi Lemak, malais.
Quelques achats de dernière minutes avant de partir à l'aventure : duvets, sandales...

P1251321 PhilippeEt l'aventure démarre par une première virée dans la jungle profonde, impénétrable, sauvage. C'est dans la petite Krau Reserve, petite soeur de la grande Taman Negara, pas loin de Kuala-Lumpur, et pourtant beaucoup moins touristique, que le vendredi 25 janvier, nous laisserons nos pas se faire guider par deux malais. Ce sera l'occasion de rencontrer les vampires du monde réel, les sangsues, ce petit ver immonde qui se tortille pour s'accrocher à votre chaussure, ce petit ver vicieux qui grimpe le long de votre chaussure utiisant sa machoire d'un côté et une ventouse de l'autre, ce petit ver parasite qui plante sa machoire dans votre chaire, ce petit ver malicieux qui sécrète un anticoagulant pour mieux absorber votre sang et qui une fois repu, plein, gonflé se laisse choire laissant votre plaies saigner abondamment.
Deux réactions sont possibles : faire avec ou les rejeter, continuer à avancer ou s'arréter tous les mètre et demi, ne pas y faire attention ou devenir parano...

DSC03513 JulieQuand on arrive au premier campement, après deux heures à marcher dans la jungle, déjà nous les détestions! Et pour un peu, nous aurions pu oublier dans quel lieu magique nos guides nous ont emmené. Heureusement, une fois le ventre plein, les plaies soignées grace à une plante locale qui annule l'effet de l'anticoagulant, nos guides nous emmènent admirer des cascades. Nous voila réconcilié avec la jungle.
On teste nos hamacs avec moustiquaires et passons une nuit agréable, bercés par les bruits de la rivière et de la jungle, à l'abri des moustiques, sangsue et autres petites bestioles indésirables.
Le lendemain, on se sépare, Philippe et Julie restent au premier campement avec un guide, à l'abris des sansgues alors que Cécile et moi nous enfonçons, avec le second guide, un peu plus au coeur de la jungle. A l'aller, et au retour le lendemain, on doit traverser deux fois la rivière avec l'eau au niveau du bassin. En prenant le temps d'enlever mes chaussures et vètements à chaque fois, j'arrive à rentrer à peu près sec, il en va autrement pour Cécile qui du coup marche dans des chaussures mouillées, sans chaussettes et gavées de sangsues. Elle ne se plaint pas, et avance toujours d'un bon pas.
Cette randonnée dans la jungle fut l'occasion d'entendre des singes avec un cris bien particulier, proche du rire.

On rentre à KL le temps de préparer les motos et dire au revoir à Julie. Elle nous avait conduit là-bas, profitant d'un des nombreux jours fériés qu'ils ont en Malaisie (les malins, ils combinent tous les jours fériés des Malais, Chinois et Indiens), afin de passer du temps avec nous, avec Philippe avant notre vadrouille en Malaisie de15j.
Je fais réparer mon hammac qui s'était un peu déchiré. La couturière apprécie mon histoire et m'offre la petite réparation.

P1301419 PhilippeJour du départ, mardi 29 janvier, après quelques courses de dernières minutes, on part en direction de Port Dickson. Comme j'ai mal dormi la nuit dernière à cause de l'eczema, que l'autoroute est quelque chose d'extrèmement monotone surtout lorsque vous suivez, je sens que j'ai besoin d'une pause. S'endormir à moto, ce n'est pas dangereux, c'est fatal! Je dors 20min.
On arrive à Port Dickson avant la nuit, on a même le temps de chercher d'abord un camping avant de décider de dormir le long de la mer, de monter les hamacs et de prendre un bain. Bonne nuit, douce nuit, bercée par le ressac. Je me réveille au milieu de la nuit, à cause du silence de la marée basse, je contemple alors des chiens qui jouent au loin, là où demain matin ce sera sous les eaux.

DSCN6886Le lendemain, après un petit bain dans la mer, nous partons pour Melaka, gros port qui a donné son nom à l'un des plus importants détroits du monde, haut lieux stratégique depuis la course aux épices, et la venue des Portuguais. C'est donc un sacré mélange d'architecture (portugaise, néerlandaise et anglaise), joliment repris grâce au soutien financier de l'UNESCO, que nous avons le loisir d'arpenter. On visite ce haut lieu culturel et historique. On en profite pour découvrir le Ace Katchang (glace pilée sucrée et parfumée remplie de gelée, poix, maïs et que sais-je), les Chicken Rice Ball (simple comme son nom) d'un restaurant tellement réputé que les Chinois y font la queue pendant des heures (nous on n'a pas trouvé ça exceptionnel), le satay celup (brochette à faire cuire dans une crème de cacahuète)...

CIMG5494 CecileUne journée en ville, c'est bien assez pour nous, et comme on n'a pas très envie de se baigner dans ce fameux détroit où il passe plus de cargo à la minute que de voitures sur le périf parisien, on part pour une petite île, Pulau Besar où les plages sont protégées par un courant.
On roule quelques km jusqu'à l'embarcadère su lequel, courant pour attraper le ferry qui partait, je m'étale de tout mon long  lorsque ma jambe passe à travers une latte mal fixée. Véxé et endolori, je maudis les marins. Ouf, mes clefs que j'avais encore dans les mains ne sont pas passées à l'eau.
La traversée, la vue de ces eaux clairs et colorées ont vite fait de me faire oublier ce petit épisode. On charge Philippe de veiller sur les sacs pendant que Cécile et moi faisons un peu d'exploration pour trouver, où dormir, où manger, où se rincer de l'eau de mer. On marche le long de la côte, trouvant ci et là des puits qui fairont l'affaire pour la toilette, des toilettes publiques, des arbres pour nos hamacs et des food court (littéralement cours de nourriture). On traverse un camping. On marche jusqu'à ce qui nous semble être un terrain de golf, qui doit appartenir au ""resort. On fait demi tour pour retrouver Philippe.
CIMG5503 CecileOn a juste le temps de prendre la décision d'aller se baigner, qu'on sent comme une agitation dans l'air. Les locaux se mettent à courrir, et ce qui ne semblaient qu'être une lointaine menace à l'horizon il y a encore quelques secondes, est déjà sur nous. On remballe, on se réfugie à la food court et VRAOUM, l'orage éclate au dessus de nos têtes. Boum! boum! deux noix tombent du cocotier qui nous fait face. Philippe court les ramasser. On déguste immédiatement le lait de coco après qu'un Malais nous les a ouverte. On en mangera la chair pendant quelques jours.
Pas de baignade au soleil ; douche sous la pluie!
Adepte de l'ironie, on se rince (toujours sous la pluie) à l'eau d'un puit :-) On s'amuse, sous le regard médusé, mais pas réprimandeur, et peut être une peu envieux, des locaux que leur religion oblige à être pudique au point de se baigner habillé.

DSCN6906Le premier février, on remballe notre camp, sans jamais laisser de traces (gros avantage des hamacs). On récupère nos affaires qu'on avait laissé en consigne pour la nuit (casques, sacs) ; c'est le gros inconvénient du hamacs, on ne peut pas dormir avec ses affaires comme dans une tente.
On reprend le ferry, enfourche nos motos et nous nous rendons à Gunung Ledang, un petit parc national fort sympathique où nous passons une nuit au bord d'une rivière, avec feu de camp et des bières offertes par Philippe (en pays musulman, c'est un véritable luxe, merci!).

DSCN6947Prochaine étape prévue du voyage, Cameron Highland, qui se situe à un peu plus de 400 kms. Il est hors de question d'y aller d'une traite, l'idée c'est de le faire en deux étapes, en essayant de trouver des hôtes, sur notre chemin. Cécile n'a jamais dormi "chez l'habitant", Philippe ça fait un bail et moi, c'est ce que je préfère, c'est la raison de mes voyages.
On roule jusqu'à 17h, avant de décider de s'arréter dans un petit village qui s'appelle Durian Tipus (durian, le roi des fruits, nous inspire). Je m'adresse tout d'abord à un jeune Chinois, un peu ralenti, mais gentil, qui nous indique où trouver un point d'eau (à la station essence du village d'à côté, Simpang durian). Il nous explique qu'on peut dormir dans nos hamacs où on veut et, comme il a lu mon document magique, conscient de mon projet avec les écoles, il nous indique où se trouve l'école avant de rentrer chez lui (il nous avait accompagné jusqu'à la station essence en scooter).
Insatisfait de cette première tentative, on décide d'aller essayer du côté de l'école de Simpang Durian. On se présente au gardien. Comme il ne parle pas très bien l'anglais, il trouve des interprètes parmi les élèves qui passaient par là. Puis, ces élèves arrètent la voiture de trois dames malaises qui aussitôt se sentent concernées par notre demande d'hospitalité.
Elles passent beaucoup de coups de téléphone depuis leur voiture avant de rouvrir leur fenètre pour gentimment nous inviter à les suivre chez quelqu'un.
DSCN6943Quand nous arrivons chez Ibu (Maman en malais, prononcé Ibou) et Aba (Papa), un couple de septuagénaire, que nous adopterons rapidement comme nos parents malais, on nous offre même le choix de rester ici ou d'accepter l'invitation du chef du village. Ibu et Aba avaient déjà 6 filles et 2 garçons et 28 petits enfants, nous ne sommes que trois de plus. Comme Cécile n'est mariée à aucun de nous deux, elle doit avoir sa chambre à part, nous avons donc deux chambres.
Aba comprend très bien l'anglais mais ne le parle pas. En revanche, leur fille Ruzaimah le parle parfaitement. Le premier soir, ne voulant pas trop nous imposer, nous avons mangé au marché de nuit. Erreur, un diner nous attendait en rentrant, qu'à contre coeur nous nous voyons obligé de refuser. Promis, demain nous honorerons votre petit déjeuner avec plaisir... mais le petit déjeuner ne fut pas le seul plat que nous avons eu l'honneur d'honorer... et surtout l'honneur de déguster :-)
Il faut savoir qu'Ibou tenait un restaurant autrefois et qu'elle est un chef cuisinier qui nous a régalé pendant tout notre séjour. Le Nasi Lemak est divin, moi qui n'était pas fan de cette recette dont les Malais font tout un plat pour le pti'dèj, je ne jure plus que par le Nasi Lemak d'Ibu.

P2031479 PhilippeEn effet, ce qui devait n'être qu'une petite étape dans un petit village malais s'est tansformé de fil en aiguille en un vrai petit séjour, une vrai intrusion dans la vie malaise.
Le premier jour, Ruzaimah nous invite d'abord à participer à un évènement national, "my beautiful malaysia". Ici, après un petit déjeuner tous ensemble, ils plantent des arbres. Nous avons donc chacun planté un arbre à rabutan (fruit qui ressemble au litchi avec de longs poils), entourés de toutes la populace qui voulaient observer les étrangers planter un arbre. Bien sur, nous avons été pris en photo sous toutes les coutures et lors des photos de groupes, nous étions souvent au centre.
Ensuite, Ruzaimah nous propose de participer à un rassemblement de motards pour le déjeuner et nous invite à rester une deuxième nuit. D'accord.
Mais là, on comprend qu'on s'est fait complètement récupéré par le chef du village, partisan de Barisan National, le parti politique au pouvoir, initiateur de l'évènement "My Beautiful Malaysia". Nous sommes donc les instruments du pouvoir dictatorial en place, posant sur toutes les photos avec leurs leaders, étant même cités plusieurs fois pendant les discours comme "les Français..." voir nominativement.
Vaut-il mieux insulter ses hôtes ou se laisser instrumentaliser par tel ou tel groupe politique?
Je serre les dents, et souris.
Cela dit, le déjeuner n'était pas mauvais, loin des délices de Ibu, mais très correct.

P2041499 PhilippeLe lendemain, je vous jure qu'on s'est levé tôt pour partir à Cameron Highland, même qu'on est parti de la maison pendant plus de 6h... à 800m...
Avant de faire les 250 km qui nous restait pour rejoindre Cameron Highland, nous avions besoin de faire le plein. Sauf qu'au moment de quitter la station essence, il s'est mis à pleuvoir des cordes! On a attendu une grosse heure sous l'abri de la station avant de déménager juste en face pour boire un coup et jouer aux cartes, à la belotte contrée à trois (vais-je avoir une remarque?). A 15h, comme la pluie semblait seulement vouloir faiblir, j'ai appelé Ruzaimah (qui elle était partie en voiture) pour savoir si on pouvait passer une troisième nuit chez Ibu et Aba?
En substance : "ils vous attendent!".
On passe donc une derière nuit chez eux, avec cette fois comme traductrice, n°1, Fatimah, l'ainée (ils s'appellent tous par leur n° dans la fratrie :-) qui est une bavarde parmi les bavardes. Aba et n°1 sont les premiers à en rire.Tout comme Ruzaimah, Fatimah nous invite à rester quelques jours dans sa maison lorsque nous passerons pas loin de chez elle.

CIMG5629 CecileLe 5 février, plus riche d'une famille et de quelques kg, nous partons vraiment pour Cameron Highland. On parcourt les 250km en 6h, avec une vraie pause et deux autres pauses pour faire le plein. On arrive à 15h à Tanah Rata après avoir emprunté une superbe route qui serpente dans la montagne. On ne comprend vraiment pas qu'elle ne soit pas indiquée sur les cartes alors qu'au vu de la vieillesse des bandes blanches, elle ne date pas d'hier. Rare sont même les Malaisiens qui savent qu'elle existent. Sachez donc qu'il y a une route à l'est des CH qui relie directement Raub.

CIMG5648 CecileA Cameron Highland, on se prend une chambre pour trois dans un petit hôtel pas cher. On profite des dernières heures de soleil pour faire un premier trek. Malheureusement, comme je n'ai pas bien dormi les nuits dernières à cause de l'eczéma, je suis patraque et je ne profite pas vraiment. On rentre en stop après que j'ai eu montré un cotage anglais datant de l'époque coloniale, du temps ou les Anglais dirigeaient la Malaisie depuis ce lieu à la météo plus clémente, et qu'on soit arrivé trop tard pour boire un jus de fraise.
Le lendemain, je fais visiter une première plantation de thé, pas celle que je voulais. Puis, on passe boire un jus de fraise avant de randonner à travers les trois sortes de jungle (rain forest, alpin jungle and mossy forest), non sans avoir au préalable positionné nos motos de façon à pouvoir rentrer sans avoir à marcher le long de la route.
Enfin, on termine avec la visite de la fabrique de thé et une ferme aux insectes.

P2081619 PhilippeJeudi 7 février, on quitte les hauteurs du pays pour redescendre vers la côte est, en faisant un arrêt à Ipoh, chez Suhaini. C'est un couchsurfer qui a répondu à ma demande publique que j'avais posté quand nous étions à Melaka. Il accepte de nous héberger tous les trois et de nous faire un peu visiter. Professeur à l'université pour former les futurs enseignants, il aimerait m'aider avec mon projet. Malheureusement, ce ne sera pas pour cette fois. A trois sur deux motos, on voyage léger, c'est à dire sans les dessins d'enfants et sans ordi.
Il nous gâte, nous invite aux restaurants, un coup malais, un coup arabe (c'est bon l'Humous, bien que celui-là ne fut pas terrible...). On l'invite en s'approvisionant à un night market qu'il nous fait découvrir.
On visite Perak Tong, une grotte aménagée en temple boudhiste chinois. La grotte est moins grande que Bathu Cave à Kl mais c'est plus joli. Tout comme à Bathu Cave, l'attraction principale est les singes qui jouent dans les arbres et vous observent au moins autant que vous les regardez.
Le jour de notre départ, Suhaimi nous guide pour s'assurer qu'on prend bien la bonne route pour Pulau Pangkor. Adorable. Avec Philippe, on doit repasser le voir sur notre trajet pour la Thaïlande.

DSCN6977On s'est levé tôt pour pouvoir déguster les Dim Sum, spécialité chinoise d'Ipoh, car le restaurant est d'habitude souvent plein, alors au moment du Nouvel an chinois... Et pour la même raison, nous craignons le monde à l'embarcadère de Lumut, d'où partent les ferrys pour Pulau Pangkor.
Malheureusement, le restaurant est fermé en raison... du nouvel an chinois bien sûr!
En revanche, en arrivant à 10h à Lumut, il n'y a personne à l'embarcadère, ouf!
La Honda Wave peut traverser mais pas la grosse moto de Philippe, trop lourde pour être chargée et déchargée manuellement.

Une fois sur l'ile, on abandonne Cécile le temps que Philippe m'emmène de l'autre côté de l'ile (moins touristique).
Pendant qu'il retourne la chercher, j'explore les alentours. Je négocie le camping pour mettre nos hamacs, avec sécurisation de la moto et de nos sacs pendant la nuit pour 8 R par personne (2€).
Le camping est en bord de plage, et fait face à une toute petite île que l'on peut atteindre à marée basse à pied. Avec Philippe on y est allé à la nage à marée haute.
On passe deux jours extra entre plage, sieste, jeux de carte et baignade depuis notre petite plage privée qu'on s'est trouvé un peu plus loin.
L'eau est magnifique, verte et claire. Le sable est blanc. Dommage que les bateaux, les scooters des mers et autres attractions pour touristes qui ne savent apprécier le calme et la beauté, polluent tout!
CIMG5787 CecileLe premier après midi, nous avons été les sujets d'un vol caractérisé, de haut vol, d'un petit ingrat!
Sur la plage, la mer avait fait s'échouer des noix de coco. Avec Philippe, nous les avons cassées, ouvertes en les écrasant sur les rochers. Puis on les a préparé et découpé en morceaux avec les mains. Et alors que nous venions de partager nos noix de coco avec les siens, qui n'ont pas la force, ni l'idée de l'outil pour s'en sustenter, un petit singe vole la serviette orange de Philippe et s'enfui dans les arbres avec...
A t-il des remords, est elle trop encombrante à se prendre dans les branches ou se rend t-il compte qu'il n'en a aucune utilité, il la délaisse.
Alors, comme nous n'avons pas l'agilité des singes, ni leur légèreté, nous devons utiliser ce que la nature nous a donné, notre cerveau et donc l'abstraction, l'outillage...
Avec un peu de patience et d'entrainement, on arrive à déloger la serviette grace à une bouteille d'eau remplie à moitié de sable, et d'une corde.

J'ai terminé ma lecture, Une Clémente Economie de Yoland Bresson, qui nous parle d'une perspective possible d'un monde plus libre et égalitariste à la fois, grace à une économie basée sur un revenu de base. Je conseillel fortement cette lecture!

DSCN7016Nous quittons l'ile tôt le lundi 11 au matin pour surprendre la horde des touristes (semaine qui suit le nouvel an chinois, 10 et 11 février) qui vient envahir l'ile. Ouf, on est venu au bon moment. On roule bien pour arriver tôt à KL. Ainsi, Cécile à le temps de visiter Bathu Cave avant que nous nous rendions chez la mère de Julie qui nous a invité à rester jusqu'au départ de Cécile.
Le salon est jonché d'oranges, symbole de prospérité (tous les fruits et légumes). Tout le monde porte du rouge, alors je mets mon nouveau Tshirt rouge, acheté en Chine d'ailleurs. On mange un steamboat maison, délicieux et surtout, en abondance. Comme sa fille, la mère de Julie est généreuse! Et ce n'est pas la quantité de biscuits posés sur la table basse du salon, pour les invités qui viendraient pendant la période du nouvel an, qui me contredira. Elle a préparé sa chambre pour nous.

DSCN7071Le lendemain, Julie nous avait préparé tout un programme, suivre une troupe qui réalise des performances de Lion Dance. On retrouve la troupe le matin à 10h et on les suit pour la première représentation qui a lieu dans la maison d'une famille peu fortunée. En fait, on fait partie de la troupe pour la journée, on a chacun notre Tshirt vert et on participe autant qu'on peut. On joue des cymbales, je sers parfois de relais quand les instruments ne peuvent pas rentrer mais que les lions et le chef d'orchestre ne sont pas directement visibles, on aide à installer le matériel nécessaire etc...
La première représentation se déroule ainsi, une ribambelle de pétards appelle au silence avant que deux lions argentés à la fourrure rose (2 fois 2 hommes) réalisent une dance devant la maison, se prosternent devant les hôtels pour les différents dieux. Ensuite, ils entrent dans la maison, se frottent à un peu tout pour apporter de la prospérité, essayent de mordre tout ce qui est marron (bois), s'effrayent devant le rouge (feu) et goûtent à tout ce qui est bleu (eau). Puis il ressortent, l'un d'eux "mange" le plat de fruit, il le prépare pour le redonner tout prêt.
Peut s'ajouter à ça ce qu'ils appellent le clown dans certaine représentation. Sinon, lorsqu'il y a de la place, il y a aussi la dance du lion acrobatique. Deux lions or réalisent des acrobaties sur des plots, à l'aveugle (ou presque), de jour, comme de nuit (éclairage supplémentaire, c'est encore plus impressionnant et beau).
Merci la troupe Khuan Loke.

DSCN7131Pour la dernière journée de Cécile en Malaisie, le mercredi 13 février, nous allons au centre des éléphants de Kuala Gandah. A l'aller, avec les enfants de Julie, nous exercerons notre malais, notre chinois et eux leur français. Sur place, on peut carresser et donner à manger aux éléphants mais toujours à travers des barrières. C'est fini le temps des bains avec les éléphants. Le centre a mis un terme à cette activité qui était une trop grande source de stress pour les bêtes.
Au retour, Julie chante un coup en cantonnais, un coup en malais et je chante, parfois accompagné
par Philippe en français.
Le soir, juste avant de dire au revoir à mon amie Cécile, à qui je souhaite de pouvoir repartir en Chine, et d'obtenir la bourse de doctorat qu'elle convoite pour écrire une thèse sur la Théorie Relative de la Monnaie (que je lui avait fait découvrir sur la grande muraille de Chine), nous faisons un petit tour dans un grand temple bouddhiste chinois. Ce fut l'occasion de (re)découvrir nos signes chinois. Je suis lapin! Cécile est serpent, et cette année est justement l'année du serpent.

du coup, Bonne Année à tous!

Depuis, avec Philippe, nous préparons notre voyage pour l'Asie du Sud Est.
Hier, le mardi 19 février, nous avons obtenu nos visas de 3 mois pour la Thailande.
(et j'ai eu un tout petit acrochage, un petit incident à moto, quelques égratignures et un rétroviseur à changer :-)

En route!