Il faut que je commence cet article en nuançant l'idée générale qui veut que l'autostop ne fonctionne pas au Kazakhstan. Il est vrai que toutes les voitures, en ville, sont potentiellement des taxis. Ainsi, le stop ne fonctionne pas en ville ni dans les environs immédiats. En revanche, sur les principaux axes, pour les longues distances, le stop fonctionne très bien.

C'est vrai qu'avant Astana, toutes mes tentatives avaient échoué mais, c'était toujours aux alentours des villes et pour de cours trajets (du moins à l'échelle Kazakh).

En revanche, à Astana, j'ai rencontré un couple de Néerlandais qui venait d'Almaty en stop grace à deux camions. Ainsi, j'appris qu'au moins avec les camions, ça peut fonctionner.

En attendant mon visa chinois, j'ai fais mes calculs. Lorsque il sera en ma possession, j'aurai 4j pour me rendre à la frontière chinoise. Ce qui représente, selon le trajet, entre 800 et 1600kms, cela dépend du poste frontière choisi et du moyen de transport. Le train, il n'y a plus de tickets, le bus coûte une vrai fortune et puis, ce que j'aime, c'est le stop, c'est la route, la rencontre, l'attente, peut-être bien même le mérite. Si je choisis le poste frontière nord, je n'ai que 800kms à parcourir mais c'est un petit poste frontière, et aux dernières nouvelles, les camions ne passent pas par là. En revanche, si je choisis Khorgos, je dois repasser par Almaty ce qui double la longueur du trajet, mais je reste sur les grands axes et je suis les camions. Je choisis cette dernière option.

 

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DSCN2093Vendredi 20 juillet, je suis devant l'ambassade chinoise à l'heure d'ouverture. Il y a 47 personnes devant moi (liste des gens n'ayant pas pu entrer mercredi). En forçant l'incompréhension (très forcée pour ma part) et beaucoup de mauvaise foi, je prétends que j'ai un train à 10h et que je ne peux vraiment pas attendre. Je double tout le monde et je ressors de l'ambassade avec le précieux sésame à 9h40. Je marche jusqu'à la sortie d'Astana et je rejoins la route qui descend vers le sud à 11h. Quand je suis enfin sortie d'Astana et en place, il est midi passé. Le chrono est lancé.

DSCN2247Quand le premier camion s'arrète, je suis très, mais alors très soulagé, et comme Archimède dans son bain criant "euréka", je crie un grand Yes de victoire. Il m'emmène à Izhevskoe, 60km au sud. Dans d'autres circonstances, du temps devant moi et dans des pays de taille européenne, j'aurais été ravi, mais là, je suis un peu dubitatif... Peut être que mon Yes était un peu prématuré.
Deuxième camion, il m'emmène jusqu'à l'entrée de Karagandy, à 160 km. Un super chauffeur avec qui je peux discuter de mon voyage car, de la même manière que je baragouine un peu le russe et le turc, il connait quelques mots d'anglais. Il m'offre un sac entier de biscuits qui m'accompagnera presque jusqu'à Urumqi, en Chine. Sauf que... il m'a laissé à l'entrée de la ville. DSCN2252Savez vous ce que qu'est l'étalement urbain? Oui, peut être bien que vous l'avez expérimenté en Europe. Vous savez, ce phénomène assez simple qui veut qu'une ville grignote du terrain sur les campagnes. Et bien en Europe, il y a des limites à cela dont les deux naturelles sont la topographie du terrain et la géographie. Au Kazakhstan, vous pouvez oublier ces deux limites. Les steppes sont infinies à echelle humaine! Traverser une ville... de bout en bout... l'été... sans aucune ombre (je rappelle que steppe signifie pas d'arbre)... et bien c'est long, très long.
Je crois qu'il est possible de traverser Paris, intra muros, en une seule heure. Là, pour une petite ville de rien du tout, il m'a fallu trois bonnes heures! Quand je me remets en position pour faire du stop, il est déjà 18h.
DSCN2257A 19h10, ma première voiture s'arrète, et désormais, je ne monterai plus dans aucun camion avant Urumqi. C'est un gentil couple de commerçants qui est venu à la ville voire leur fille et faire le plein pour leur magasin. La dame parle plutôt bien l'anglais et le monsieur me reprend à chaque fois que je parle en russe, il tient à ce que je parle kazakh. Ils me conduisent jusqu'à Surataldy, à une centaine de kms de Karagandy. Quand je descend, la dame m'offre un sachet de §§§§§, une friandise kazakh qu'il faut sucer et non croquer, comme nous le faisions jusque là moi et mes ex compagnons. C'est une sorte de fromage très sec, très fort en goût, légèrement acide, qu'avec le temps, j'ai fini par apprécier (comme le shorpo au Kirghisztan et finalement le Kumiz en Chine, mon goût évolue).

Il est 20h. Le stop fonctionne, ok! Je suis sur la route, ok! Je n'ai parcouru que 300 kms, ça n'est pas terrible mais en gardant ce même rythme, je devrais y arriver. Il ne faut pas que j'aille moins vite.
DSCN2271Je commence à songer à me cherche un endroit ou allonger mon sac de couchage quand une voiture venant dans l'autre sens fait demi tour pour s'arrèter devant moi.
Victor va au lac Balkash. Il a fait un premier demi tour plus loin pour revenir me prendre. En effet, il rejoint des amis à ce fameux lac mi salé-mi non salé (et qui ne se mélange pas) pour fêter un anniversaire.
Et c'est ainsi qu'à 1h du mat, je me suis retrouvé à presque 600km d'Astana (quasi mi distance d'Almaty), dans un bingalow, à trinquer à la santé de tous ces Kazakhs.
DSCN2277Et le meilleur vient juste après. Victor doit rejoindre sa femme à Almaty dimanche après midi. Je suis donc invité à rester une journée les pieds dans l'eau et une nuit de plus à faire la fête. Le lac est magnifique, l'eau est un peu laiteuse, c'est très étrange quand on se baigne, mais ça ne parait pas du tout quand on est à l'extérieur. Le groupe d'amis de Victor est un groupe de joyeux drilles qui aiment boire (mais étrangement sans excès, personne n'a été bourré), manger, rire et discuter la nuit en contemplant les étoiles. J'ai passé un super w.e. Merci!
Et le trajet jusqu'à Almaty ne fut pas bien long car Victor parle un peu l'anglais et nous sommes tous deux du genre curieux.
Une surprise m'attendait sur le chemin, une retrouvaille!
DSCN2320Au loin, je vois une tache jaune fluo avançant péniblement face au vent. Ne serait-ce pas un cycliste? Ne serait-ce pas un certain Chinois de Hong-Kong? Mais oui, c'est bien Minghay Lee! Le pauvre, il est malade à cause des grandes différences de température diurne. Et puis le vent n'a pas été des plus amical ces derniers jours. Pourtant, il garde le sourire et c'est avec plein de conviction qu'il me souhaite bonne chance pour ma sortie du territoire. Jje lui souhaite bon courage et j'espère le revoir à Hong-Kong! (Je ne peux le promettre, mais mes dates devraient correspondre, alors j'essaierai d'être là pour son arrivée).

Nous arrivons à Almaty à 16h. J'aurais donc fais 850 kms avec le même conducteur. Après un bref repas en ville puis un thé à l'appartement avec sa femme, je repars. il est 18h.
A 20h, je peux commencer le stop, en position devant une station essence.
DSCN2344Mon premier conducteur m'emmène manger 20km plus loin. Un jeune gars super sympa et très curieux de mon projet. Il m'invite d'abord à boire le Kumiz puis sans me prévenir, il commande une assiette pour moi. Et là, il me dit qu'il doit faire un aller-retour pour une course. Quoi faire... la confiance ou la méfiance? Il semble qu'il soit un habitué des lieux, il est vraiment trop sympathique pour être vil et puis si je lui accorde ma confiance, ce sera plus simple pour éventuellement me faire inviter à dormir, non? Je le laisse donc partir en voiture avec toutes mes affaires dedans en vérifiant tout de même que mon passeport est bien accroché à mon cou. Je finis mon assiette tranquillement, je ne suis pas franchement inquiet mais quand même bien soulagé de le voir revenir 5 minutes plus tard.
Et quand, une fois reparti, il s'arrète 3kms plus loin pour me déposer, arrète une voiture pour moi et paye ce taxi improvisé pour qu'il m'emmène jusqu'à Kapchagay, non sans vive protestation de ma part, je me dis que j'ai été bien bête d'avoir eu la moindre hésitation.
J'arrive à Kapchagay à 22h30.
Aujourd'hui, j'ai parcouru 730kms, je suis sorti à pied d'Almaty, et pourtant, quand j'essaie de m'endormir à 1h du mat, près d'un arrêt de bus après être sorti de la ville, je ne trouve pas le sommeil. Est-ce le café que les deux gardes d'un casino m'ont offert une heure plus tôt? Est-ce le fait qu'il ne me reste que 48h pour sortir du pays? Ou bien encore la chaleur?

DSCN2353A 5h, je me mets en route. A 7h, j'arrive à un poste de controle de police. Il y en a régulièrement un peu partout au Kazakhstan. Les voitures doivent rouler à 20km/h et passent presque une par une. DSCN2366Un super bon lieu pour moi. 15min après, je suis pris en stop par un vieux qui m'emmène à Chengildy et juste après par un autre qui m'emmène jusqu'à Saryozek. Il est 9h, il ne me reste plus que 200km à faire. Je devrais donc arriver à la frontière dans la journée.......................
.....
.....

 DSCN2370À 11h, pas un chat, pas même un petit camion. Où est passé le grand axe que je cherchais, celui indiqué sur google map et dans le Lonely Planet???
Je pose la question à une dame. C'est normal. Et il n'y a pas de bus qui passe par là. Elle m'invite à rejoindre le centre ville. Là-bas, j'apprendrais que le seul moyen de rejoindre Sharkent sera en taxi collectif. Je paye donc avec mes derniers 2000 tenges (11€) le taxi qui m'emmènera jusqu'à Sharkent. Bien évidement, une fois à Sharkent, le conducteur refuse de faire ce que j'avais négocié, à savoir qu'il m'emmène jusqu'à la frontière (30km plus loin), puisque personne d'autres du taxi n'y va!!!!
Il est 15h. Il me reste 33h.
Soit disant, je suis obligé d'acheter un ticket de bus pour pouvoir traverser la frontière. Cela dit, le prix est attrayant, 1500 tenges pour me rendre à Urumqi. Je vais changer quelques yuans (je n'ai plus de tenges) mais quand je reviens, il n'y a plus de tickets. "Revenez demain". ???!!!

Vous remarquerez qu'il y a beaucoup de points d'interrogation et d'exclamation avec cette frontière. Par où passent les camions et les voitures venant d'Almaty et d'Astana? Le conducteur qui ne respecte pas le deal, des billets qui se vendent au grès du vent...

DSCN2394Trois voitures m'emmènent jusqu'à la frontière. La dernière est celle du manager de l'hôtel de frontière. Comme cette dernière est déjà fermée à 16h30, il m'invite à passer la nuit et à manger avec lui, une fois la nuit tombée, Ramadan oblige. En réalité, c'est avec son fils Azuz (pronocé Asiz) que je sympathise, 11 ans. Je lui parlerai de mon voyage, je lui montrerai les photos, Il participe au relais de dessins et on joue au Durak.

Le lendemain, il me faut traverser un premier no man's land de 10kms en voiture, passer 3 checks point coté Kazakh, puis un deuxième no man's land en bus, et enfin un dernier check point chinois. On change d'époque. DSCN2406On passe du papier et stylo aux écrans tactiles derniers cris. D'un côté, c'était le bordel sans nom, tout le monde essayant de doubler, alors que chez les Chinois, il y a des douaniers qui remettent dans le rang ceux qui essayent d'en sortir. Je passe d'un endroit ou je devais baragouiner trois langues pour tenter de comprendre quelque chose à un environnement où tout le monde semble parler un parfait anglais, avec des sincères "Enjoy your time in China!".

Et bien, on va essayer d'en proifiter un maximum.

Avec tout ça, quand je sors du poste frontière, mon visa kazakh expirait 6h plus tard, voir même 4 si on prend l'heure de Beijing...

 Il faut que je commence cet article par nuancer l'idée génrale qui veut que l'autostop ne fonctionne pas au Kazakhstan. Il est vrai que toutes les voitures, en ville, sont potentiellement des taxis. Ainsi, le stop ne fonctionnera pas en ville ni dans les environs immédiats. En revanche, sur les principaux axes, pour les longues distances, le stop fonctionne très bien.

C'est vrai qu'avant Astana, toutes mes tentatives ont échoué mais c'était toujours aux alentours des villes et pour de cours trajets (du moins pour les kazakh).

En revanche, à Astana, j'ai rencontré un couple de néerlandais qui venait d'Almaty en stop grace à deux camions. Ainsi, 'j'appris, qu'au moins avec les camions, ça peut fonctionner.
En sortant de l'ambassade chinoise, j'ai fait mes calculs. Je n'aurais que 4j pour me rendre à la frontière chinoise. Ce qui représente, selon le trajet, entre 800 et 1600km, cela dépend du poste frontière choisit et du moyen de transport. Le train, il n'y a plus de ticket, le bus coûte une vrai fortune et puis, ce que j'aime, c'est le stop, c'est la route, la rencontre, l'attente, peut être bien même le mérite. Si je choisis le poste frontière nord, je n'ai que 800km mais c'est un petit poste frontière, et au dernière nouvelle, les camions ne passent pas par là. En revanche, si je choisis Khorgos, je dois repasser par Almaty ce qui double la longueur du trajet mais je reste sur les grands axes et je suis les camions. Je choisis cette dernière option.
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Vendredi 20 juillet, je suis devant l'ambassade chinoise à l'heure d'ouverture. Il y a 47 personnes devant moi. Avec l'aide de l'incompréhension (très forcée pour ma part, beaucoup de mauvaise fois), je prétends que j'ai un train à 10h et que je ne peux vraiment pas attendre. Je double tout le monde et je resors de l'ambassade avec le précieux sésame à 9h40. Je marche jusqu'à la sortie d'Astana et je rejoins la route qui descend vers le sud à 11h. Quand jee suis enfin sortie d'Astana et en poste, il est midi passé. Le chrono est lancé.

Quand le premier camion s'arrète, je suis soulagé et comme Archimède dans son bain criant euréka, je cris un grand Yes de victoire. Il m'emmène à Izhevskoe, 60km au sud. Dans d'autres circonstances, du temps devant moi et dans des pays de taille européenne, j'aurais été ravi. là, je suis un peu dubitatif... Peut être que mon Yes était un peu prématuré.
Deuxième camion, il m'emmène jusqu'à l'entrée de Karagandy, à 160 km. Un super chauffeur avec qui je pourrais discuter de mon voyage car, de la même manière que je baragouine un peu le russe et le turc, il connait quelques mots d'anglais. Il m'a offert un sac entier de biscuit qui m'accompagnera presque jusqu'à Urumqi, en Chine. Sauf que... il m'a laissé à l'entrée de la ville. Vous savez ce que c'est que l'étalement urbain. Oui, peut être bien que vous l'avez expérimenté en europe. Vous savez, ce phénomène assez simple qui veut qu'une ville grignotte du terrain sur les campagnes. Et bien en europe, il ya des limites à cela dont les deux naturelles sont la topographie du terrain, et la géographie. Au kazakhstan, vous pouvez oublier ces limites, les steppes sont infinis à echelle humaine. Traverser une ville... de bout en bout... l'été... sans aucune ombre (je rappelle que steppes signifie pas d'arbre)... et bien c'est long, très long.
Je crois qu'il est possible de traverser Paris, intra muros, en une seule heure. Là, pour une petite ville de rien du tout, il m'a fallu trois heures! Quand je me remets en position pour faire du stop, il est 18h. A 19h10, ma première voiture s'arrète, et je ne monterai plus dans aucun camion avant Urumqi.
C'est un gentil couple de commerçant qui est venu à la ville voire leur fille et faire le plein pour leur magasin. La dame parle plutôt bien l'anglais et le monsieur me reprend à chaque fois que je parle en russe, il tient à ce que je parle kazakh. Ils me conduisent jusqu'à Surataldy, à une centaine de km de Karagandy. Quand je descend, la dame m'offre un sachet de §§§§§, une friandise kazakh qu'il faut sucer et non croquer, comme moi et mes ex compagnons avions fait jusqu'à présent. C'est une sorte de fromage très sec, très fort en goût, légèrement acide.

Il est 20h. Le stop fonctionne, ok! Je suis sur la route, ok! Je n'ai parcouru que 300 km, ça ce n'est pas terrible mais en gardant ce même rythme, je devrais y arriver. Il ne faut pas que j'aille moins vite. Je commence à songer à me cherche un endroit ou allonger mon sac de couchage quand une voiture venant de l'autre sens fait demi tour pour s'arrèter devant moi.
Victor va au lac Balkash. Il a fait demi tour plus loin pour revenir me prendre. En fait, il rejoint des amis à ce fameux lac mi salé-mi non salé (et qui ne se mélange pas) pour fêter un anniversaire.
Et c'est ainsi qu'à 1h du mat, je me suis retrouvé à presque 600km d'Astana (quasi mi distance d'Almaty), dans un bingualot, à trinquer à la santé de tous ces kazakh.
Et le meilleur vient juste après. Victor doit rejoindre sa femme à Almaty dimanche après midi. je suis donc invité à rester unne journée les pieds dans l'eau et une nuit de plus à faire la fête. Le lac est magnifique, l'eau est un peu laiteuse, c'est très étrange quand on se baigne, mais ça ne parait pas quand on est à l'éxtérieur. Le groupe d'amis de Victor est un groupe de joyeux drill qui aime à boire (mais étrangement sans excès, personne n'a été bourré), à manger, à rire et à discuter la nuit en contemplant les étoiles. J'ai passé un super w.e.
Et le trajet jusqu'à Almaty ne fut pas bien long car Victor parle un peu l'anglais et nous sommes tout deux du genre curieux. Une surprise m'attendait sur le chemin, une retrouvaille. Au loin, je vois une tache juane fluo avançant péniblement face au vent. Ne serait-ce pas un cycliste? Ne serais-ce pas un certain chinois de Hong-Kong. Mais si, c'est bien Minghay Lee! Le pauvre, il est malade à cause des grandes différences de température diurne et le vent n'a pas été très amicale ces derniers jours. Mais il garde le sourire et c'est avec plein de conviction qu'il me souhaite bonne chance. je lui souhaite bon courage et j'espère le revoir à Hong-Kong! (Je ne peux le promettre, mais mes dates devraient correspondre, alors j'essaierai d'être là pour son arrivée).

Nous arrivons à Almaty à 16h. J'aurais donc fais 850 km avec le même conducteur. Après un bref repas en ville puis un thé à l'appartement avec sa femme, je repars. il est 18h. Je change presque tout mes Tenges en Yuans parce que je ne sais pas comment ce sera à la frontière.
A 20h, je peux commencer le stop, je suis à une station essence. Un des conducteurs me dit que je vais dans la mauvais direction pour aller à la frontière. Je veux passer par l'axe principal, Kapchagay-Chengildy-Saryozek-Sharkent-Khorgos. Il me dit ok mais c'est pas bon ou quelque chose du genre. Il me montre son passeport comme quoi il est allé plein de fois en Chine. C'est vrai. Il s'en va sans plus d'explication. Je rentre dans la station essance pour vérifier la carte que j'ai dans l'ordi. Je reste confiant dans mon itinéraire.
Mon premier conducteur m'emmènera manger 20km plus loin. Un jeune gars super sympa et très curieux de mon projet. Il m'invite d'abord à boir le Kumix puis il commande une assiète pour moi. Et là, il me dit qu'il doit faire un aller retour pour une course. Quoi faire... la confiance ou la méfiance? Il semble qu'il soit un habitué des lieux, il est vraiment trop sympathique pour être vil et puis si je lui accorde ma confiance, ce sera plus simple pour éventuellement me faire inviter, non? Je le laisse donc partir en voiture avec toutes mes affaires dedans en vérifiant quand même que mon passeport et bien accroché à mon coup. Je finis mon assiète tranquillement, je ne suis pas franchement inquiet mais quand même bien soulagé de le voir revenir 5 minutes plus tard.
Et quand, 3km plus loin il s'arrète pour me déposer, arrète une voiture pour moi et paye ce taxi improvisé pour qu'il m'emmène jusqu'à Kapchagay, non sans vive protestation de ma part, je me dis que j'ai été bien bête d'avoir eu la moindre hésitation.

 

 Il faut que je commence cet article par nuancer l'idée génrale qui veut que l'autostop ne fonctionne pas au Kazakhstan. Il est vrai que toutes les voitures, en ville, sont potentiellement des taxis. Ainsi, le stop ne fonctionne pas en ville ni dans les environs immédiats. En revanche, sur les principaux axes, pour les longues distances, le stop fonctionne très bien.

C'est vrai qu'avant Astana, toutes mes tentatives avaient échoué mais, c'était toujours aux alentours des villes et pour de cours trajets (du moins pour les kazakh).

En revanche, à Astana, j'ai rencontré un couple de néerlandais qui venait d'Almaty en stop grace à deux camions. Ainsi, j'appris qu'au moins avec les camions, ça peut fonctionner.

En attendant mon visa chinois, j'ai fait mes calculs. Lorsque il sera en ma possession, j'aurai 4j pour me rendre à la frontière chinoise. Ce qui représente, selon le trajet, entre 800 et 1600km, cela dépend du poste frontière choisit et du moyen de transport. Le train, il n'y a plus de ticket, le bus coûte une vrai fortune et puis, ce que j'aime, c'est le stop, c'est la route, la rencontre, l'attente, peut être bien même le mérite. Si je choisis le poste frontière nord, je n'ai que 800km à parcourir mais c'est un petit poste frontière, et au dernière nouvelle, les camions ne passent pas par là. En revanche, si je choisis Khorgos, je dois repasser par Almaty ce qui double la longueur du trajet, mais je reste sur les grands axes et je suis les camions. Je choisis cette dernière option.
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DSCN2093Vendredi 20 juillet, je suis devant l'ambassade chinoise à l'heure d'ouverture. Il y a 47 personnes devant moi (liste des gens n'ayant pas pu entrer mercredi). Avec l'aide de l'incompréhension (très forcée pour ma part) et beaucoup de mauvaise fois, je prétends que j'ai un train à 10h et que je ne peux vraiment pas attendre. Je double tout le monde et je resors de l'ambassade avec le précieux sésame à 9h40. Je marche jusqu'à la sortie d'Astana et je rejoins la route qui descend vers le sud à 11h. Quand je suis enfin sortie d'Astana et en poste, il est midi passé. Le chrono est lancé.

DSCN2247Quand le premier camion s'arrète, je suis très, mais alors très soulagé, et comme Archimède dans son bain criant euréka, je cris un grand Yes de victoire. Il m'emmène à Izhevskoe, 60km au sud. Dans d'autres circonstances, du temps devant moi et dans des pays de taille européenne, j'aurais été ravi, mais là, je suis un peu dubitatif... Peut être que mon Yes était un peu prématuré.
Deuxième camion, il m'emmène jusqu'à l'entrée de Karagandy, à 160 km. Un super chauffeur avec qui je pourrais discuter de mon voyage car, de la même manière que je baragouine un peu le russe et le turc, il connait quelques mots d'anglais. Il m'a offert un sac entier de biscuit qui m'accompagnera presque jusqu'à Urumqi, en Chine. Sauf que... il m'a laissé à l'entrée de la ville. DSCN2252Savez vous ce que qu'est l'étalement urbain? Oui, peut être bien que vous l'avez expérimenté en europe. Vous savez, ce phénomène assez simple qui veut qu'une ville grignotte du terrain sur les campagnes. Et bien en europe, il ya des limites à cela dont les deux naturelles sont la topographie du terrain, et la géographie. Au kazakhstan, vous pouvez oublier ces deux limites. Les steppes sont infinis à echelle humaine! Traverser une ville... de bout en bout... l'été... sans aucune ombre (je rappelle que steppes signifie pas d'arbre)... et bien c'est long, très long.
Je crois qu'il est possible de traverser Paris, intra muros, en une seule heure. Là, pour une petite ville de rien du tout, il m'a fallu trois bonnes heures! Quand je me remets en position pour faire du stop, il est déjà 18h.
DSCN2257A 19h10, ma première voiture s'arrète, et désormais, je ne monterai plus dans aucun camion avant Urumqi. C'est un gentil couple de commerçant qui est venu à la ville voire leur fille et faire le plein pour leur magasin. La dame parle plutôt bien l'anglais et le monsieur me reprend à chaque fois que je parle en russe, il tient à ce que je parle kazakh. Ils me conduisent jusqu'à Surataldy, à une centaine de km de Karagandy. Quand je descend, la dame m'offre un sachet de §§§§§, une friandise kazakh qu'il faut sucer et non croquer, comme moi et mes ex compagnons avions fait jusqu'à présent. C'est une sorte de fromage très sec, très fort en goût, légèrement acide, qu'avec le temps, j'ai fini par apprécier (comme le shorpo au Kirghisztan et finalement le Kumiz en Chine, mon goût évolue).

Il est 20h. Le stop fonctionne, ok! Je suis sur la route, ok! Je n'ai parcouru que 300 km, ça ce n'est pas terrible mais en gardant ce même rythme, je devrais y arriver. Il ne faut pas que j'aille moins vite.
DSCN2271Je commence à songer à me cherche un endroit ou allonger mon sac de couchage quand une voiture venant dans l'autre sens fait demi tour pour s'arrèter devant moi.
Victor va au lac Balkash. Il a fait un premier demi tour plus loin pour revenir me prendre. En effet, il rejoint des amis à ce fameux lac mi salé-mi non salé (et qui ne se mélange pas) pour fêter un anniversaire.
Et c'est ainsi qu'à 1h du mat, je me suis retrouvé à presque 600km d'Astana (quasi mi distance d'Almaty), dans un bingualot, à trinquer à la santé de tous ces kazakh.
DSCN2277Et le meilleur vient juste après. Victor doit rejoindre sa femme à Almaty dimanche après midi. Je suis donc invité à rester unne journée les pieds dans l'eau et une nuit de plus à faire la fête. Le lac est magnifique, l'eau est un peu laiteuse, c'est très étrange quand on se baigne, mais ça ne parait pas du tout quand on est à l'éxtérieur. Le groupe d'amis de Victor est un groupe de joyeux drill qui aime à boire (mais étrangement sans excès, personne n'a été bourré), à manger, à rire et à discuter la nuit en contemplant les étoiles. J'ai passé un super w.e. Merci!
Et le trajet jusqu'à Almaty ne fut pas bien long car Victor parle un peu l'anglais et nous sommes tout deux du genre curieux.
Une surprise m'attendait sur le chemin, une retrouvaille!
DSCN2320Au loin, je vois une tache juane fluo avançant péniblement face au vent. Ne serait-ce pas un cycliste? Ne serais-ce pas un certain chinois de Hong-Kong. Mais si, c'est bien Minghay Lee! Le pauvre, il est malade à cause des grandes différences de température diurne. Et puis le vent n'a pas été des plus amicale ces derniers jours. Pourtant, il garde le sourire et c'est avec plein de conviction qu'il me souhaite bonne chance pour ma sortie du territoire. Jje lui souhaite bon courage et j'espère le revoir à Hong-Kong! (Je ne peux le promettre, mais mes dates devraient correspondre, alors j'essaierai d'être là pour son arrivée).

Nous arrivons à Almaty à 16h. J'aurais donc fais 850 km avec le même conducteur. Après un bref repas en ville puis un thé à l'appartement avec sa femme, je repars. il est 18h.
A 20h, je peux commencer le stop, en position devant une station essence.
DSCN2344Mon premier conducteur m'emmène manger 20km plus loin. Un jeune gars super sympa et très curieux de mon projet. Il m'invite d'abord à boire le Kumiz puis sans me prévenir, il commande une assiette pour moi. Et là, il me dit qu'il doit faire un aller retour pour une course. Quoi faire... la confiance ou la méfiance? Il semble qu'il soit un habitué des lieux, il est vraiment trop sympathique pour être vil et puis si je lui accorde ma confiance, ce sera plus simple pour éventuellement me faire inviter à dormir, non? Je le laisse donc partir en voiture avec toutes mes affaires dedans en vérifiant tout de même que mon passeport et bien accroché à mon coup. Je finis mon assiète tranquillement, je ne suis pas franchement inquiet mais quand même bien soulagé de le voir revenir 5 minutes plus tard.
Et quand, une fois reparti, il s'arrète 3km plus loin pour me déposer, arrète une voiture pour moi et paye ce taxi improvisé pour qu'il m'emmène jusqu'à Kapchagay, non sans vive protestation de ma part, je me dis que j'ai été bien bête d'avoir eu la moindre hésitation.
J'arrive à Kapchagay à 22h30.
Aujourd'hui, j'ai parcouru 730km, je suis sortie à pied d'Almaty, et pourtant, quand j'essaie de m'endormire à 1h du mat, près d'un arrêt de bus après être sortie de la ville, je ne trouve pas le sommeil. Est-ce le café que les deux gardes d'un casino m'on offert une heure plus tôt? Est-ce le fait qu'il ne me reste que 48h pour sortir du pays? Ou bien encore la chaleur?

DSCN2353A 5h, je me mets en route. A 7h, j'arrive à un poste de controle de police. Il y en a régulièrement un peu partout au Kazakhstan. Les voitures doivent rouler à 20km et passent presque une par une. DSCN2366Un super bon lieu pour moi. 15min après, je suis pris en stop par un vieux qui m'emmène à Chengildy et juste après par un autre qui m'emmène jusqu'à Saryozek. Il est 9h, il ne me reste plus que 200km à faire. Je devrais donc arriver à la frontière dans la journée.......................
.....
.....

 DSCN2370À 11h, pas un chat, pas même un petit camion. Où est passé le grand axe que je cherchais, celui indiqué sur google map et dans le Lonely Planet???
Je pose la question à une dame. C'est normal. Et il n'y a pas de bus qui passe par là. Elle m'invite à rejoindre le centre ville. Là-bas, j'apprendrais que le seul moyen de rejoindre Sharkent, ce sera en taxi collectif. Je paye donc avec mes derniers 2000 tenges (11€) le taxi qui m'emmènera jusqu'à Sharkent. Bien évidement, une fois à Sharkent, le conductur refuse de faire ce que j'avais négocier, à savoir qu'il m'emmène jusqu'à la frontière (30km plus loin), puisque personne d'autre du taxi n'y va!!!!
Il est 15h. Il me reste 33h.
Soit disant, je suis obliger d'acheter un ticket de bus pour pouvoir traverser la frontière. Cela dit, le prix est attrayant, 1500 tenges pour me rendre à Urumqi. Je vais changer quelques yuans (je n'ai plus de tenge) mais quand je reviens, il n'y a plus de ticket. "Revenez demain". ???!!!

Vous remarquerez qu'il y a beaucoup de point d'interrogation et d'exclamation avec cette frontière. Par où passe les camions et les voitures venant d'Almaty et d'Astana? Le conducteur qui ne respecte pas le deal, des billets qui se vendent au grès du vent...

DSCN2394Trois voitures m'emmène jusqu'à la frontière. La dernière est celle du manager de l'hotel de frontière. Comme cette dernière est déjà fermée à 16h30, il m'invite à passer la nuit et à manger avec lui, une fois la nuit tombé, Ramadan oblige. En réalité, c'est avec son fils Azuz (pronocé Asiz) que je sympathise, 11 ans. Je lui parlerai de mon voyage, je lui montrerai les photos, Il participe au relais de dessins et on joue au Durak.

Le lendemain, il me faut traverser un premier no man's land de 10km en voiture, passer 3 check point coté Kazakh, puis un deuxième no man's land en bus, et enfin un dernier check point chinois. On change d'époque. DSCN2406On passe du papier et stylot aux écrans tactiles derniers cris. D'un côté, c'était le bordel sans nom, tout le monde essayant de doubler, alors que chez les chinois, il y a des douanier qui remettent dans le rang ceux qui essayent d'en sortir. Je passe d'un endroit ou je devais baragouiner trois langues pour tenter de comprendre quelque chose à un envirronement où tout le monde semble parler un parfait anglais, avec des sincères "Enjoy your time in China!".

Et bien, on va essayer d'en proifiter un maximum.

Avec tout ça, quand je sors du poste frontière, mon visa kazakh expirait 6h plus tard, voir même 4 si on prend l'heure de Beijing...

 Il faut que je commence cet article par nuancer l'idée génrale qui veut que l'autostop ne fonctionne pas au Kazakhstan. Il est vrai que toutes les voitures, en ville, sont potentiellement des taxis. Ainsi, le stop ne fonctionnera pas en ville ni dans les environs immédiats. En revanche, sur les principaux axes, pour les longues distances, le stop fonctionne très bien.

C'est vrai qu'avant Astana, toutes mes tentatives ont échoué mais c'était toujours aux alentours des villes et pour de cours trajets (du moins pour les kazakh).

En revanche, à Astana, j'ai rencontré un couple de néerlandais qui venait d'Almaty en stop grace à deux camions. Ainsi, 'j'appris, qu'au moins avec les camions, ça peut fonctionner.
En sortant de l'ambassade chinoise, j'ai fait mes calculs. Je n'aurais que 4j pour me rendre à la frontière chinoise. Ce qui représente, selon le trajet, entre 800 et 1600km, cela dépend du poste frontière choisit et du moyen de transport. Le train, il n'y a plus de ticket, le bus coûte une vrai fortune et puis, ce que j'aime, c'est le stop, c'est la route, la rencontre, l'attente, peut être bien même le mérite. Si je choisis le poste frontière nord, je n'ai que 800km mais c'est un petit poste frontière, et au dernière nouvelle, les camions ne passent pas par là. En revanche, si je choisis Khorgos, je dois repasser par Almaty ce qui double la longueur du trajet mais je reste sur les grands axes et je suis les camions. Je choisis cette dernière option.
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Vendredi 20 juillet, je suis devant l'ambassade chinoise à l'heure d'ouverture. Il y a 47 personnes devant moi. Avec l'aide de l'incompréhension (très forcée pour ma part, beaucoup de mauvaise fois), je prétends que j'ai un train à 10h et que je ne peux vraiment pas attendre. Je double tout le monde et je resors de l'ambassade avec le précieux sésame à 9h40. Je marche jusqu'à la sortie d'Astana et je rejoins la route qui descend vers le sud à 11h. Quand jee suis enfin sortie d'Astana et en poste, il est midi passé. Le chrono est lancé.

Quand le premier camion s'arrète, je suis soulagé et comme Archimède dans son bain criant euréka, je cris un grand Yes de victoire. Il m'emmène à Izhevskoe, 60km au sud. Dans d'autres circonstances, du temps devant moi et dans des pays de taille européenne, j'aurais été ravi. là, je suis un peu dubitatif... Peut être que mon Yes était un peu prématuré.
Deuxième camion, il m'emmène jusqu'à l'entrée de Karagandy, à 160 km. Un super chauffeur avec qui je pourrais discuter de mon voyage car, de la même manière que je baragouine un peu le russe et le turc, il connait quelques mots d'anglais. Il m'a offert un sac entier de biscuit qui m'accompagnera presque jusqu'à Urumqi, en Chine. Sauf que... il m'a laissé à l'entrée de la ville. Vous savez ce que c'est que l'étalement urbain. Oui, peut être bien que vous l'avez expérimenté en europe. Vous savez, ce phénomène assez simple qui veut qu'une ville grignotte du terrain sur les campagnes. Et bien en europe, il ya des limites à cela dont les deux naturelles sont la topographie du terrain, et la géographie. Au kazakhstan, vous pouvez oublier ces limites, les steppes sont infinis à echelle humaine. Traverser une ville... de bout en bout... l'été... sans aucune ombre (je rappelle que steppes signifie pas d'arbre)... et bien c'est long, très long.
Je crois qu'il est possible de traverser Paris, intra muros, en une seule heure. Là, pour une petite ville de rien du tout, il m'a fallu trois heures! Quand je me remets en position pour faire du stop, il est 18h. A 19h10, ma première voiture s'arrète, et je ne monterai plus dans aucun camion avant Urumqi.
C'est un gentil couple de commerçant qui est venu à la ville voire leur fille et faire le plein pour leur magasin. La dame parle plutôt bien l'anglais et le monsieur me reprend à chaque fois que je parle en russe, il tient à ce que je parle kazakh. Ils me conduisent jusqu'à Surataldy, à une centaine de km de Karagandy. Quand je descend, la dame m'offre un sachet de §§§§§, une friandise kazakh qu'il faut sucer et non croquer, comme moi et mes ex compagnons avions fait jusqu'à présent. C'est une sorte de fromage très sec, très fort en goût, légèrement acide.

Il est 20h. Le stop fonctionne, ok! Je suis sur la route, ok! Je n'ai parcouru que 300 km, ça ce n'est pas terrible mais en gardant ce même rythme, je devrais y arriver. Il ne faut pas que j'aille moins vite. Je commence à songer à me cherche un endroit ou allonger mon sac de couchage quand une voiture venant de l'autre sens fait demi tour pour s'arrèter devant moi.
Victor va au lac Balkash. Il a fait demi tour plus loin pour revenir me prendre. En fait, il rejoint des amis à ce fameux lac mi salé-mi non salé (et qui ne se mélange pas) pour fêter un anniversaire.
Et c'est ainsi qu'à 1h du mat, je me suis retrouvé à presque 600km d'Astana (quasi mi distance d'Almaty), dans un bingualot, à trinquer à la santé de tous ces kazakh.
Et le meilleur vient juste après. Victor doit rejoindre sa femme à Almaty dimanche après midi. je suis donc invité à rester unne journée les pieds dans l'eau et une nuit de plus à faire la fête. Le lac est magnifique, l'eau est un peu laiteuse, c'est très étrange quand on se baigne, mais ça ne parait pas quand on est à l'éxtérieur. Le groupe d'amis de Victor est un groupe de joyeux drill qui aime à boire (mais étrangement sans excès, personne n'a été bourré), à manger, à rire et à discuter la nuit en contemplant les étoiles. J'ai passé un super w.e.
Et le trajet jusqu'à Almaty ne fut pas bien long car Victor parle un peu l'anglais et nous sommes tout deux du genre curieux. Une surprise m'attendait sur le chemin, une retrouvaille. Au loin, je vois une tache juane fluo avançant péniblement face au vent. Ne serait-ce pas un cycliste? Ne serais-ce pas un certain chinois de Hong-Kong. Mais si, c'est bien Minghay Lee! Le pauvre, il est malade à cause des grandes différences de température diurne et le vent n'a pas été très amicale ces derniers jours. Mais il garde le sourire et c'est avec plein de conviction qu'il me souhaite bonne chance. je lui souhaite bon courage et j'espère le revoir à Hong-Kong! (Je ne peux le promettre, mais mes dates devraient correspondre, alors j'essaierai d'être là pour son arrivée).

Nous arrivons à Almaty à 16h. J'aurais donc fais 850 km avec le même conducteur. Après un bref repas en ville puis un thé à l'appartement avec sa femme, je repars. il est 18h. Je change presque tout mes Tenges en Yuans parce que je ne sais pas comment ce sera à la frontière.
A 20h, je peux commencer le stop, je suis à une station essence. Un des conducteurs me dit que je vais dans la mauvais direction pour aller à la frontière. Je veux passer par l'axe principal, Kapchagay-Chengildy-Saryozek-Sharkent-Khorgos. Il me dit ok mais c'est pas bon ou quelque chose du genre. Il me montre son passeport comme quoi il est allé plein de fois en Chine. C'est vrai. Il s'en va sans plus d'explication. Je rentre dans la station essance pour vérifier la carte que j'ai dans l'ordi. Je reste confiant dans mon itinéraire.
Mon premier conducteur m'emmènera manger 20km plus loin. Un jeune gars super sympa et très curieux de mon projet. Il m'invite d'abord à boir le Kumix puis il commande une assiète pour moi. Et là, il me dit qu'il doit faire un aller retour pour une course. Quoi faire... la confiance ou la méfiance? Il semble qu'il soit un habitué des lieux, il est vraiment trop sympathique pour être vil et puis si je lui accorde ma confiance, ce sera plus simple pour éventuellement me faire inviter, non? Je le laisse donc partir en voiture avec toutes mes affaires dedans en vérifiant quand même que mon passeport et bien accroché à mon coup. Je finis mon assiète tranquillement, je ne suis pas franchement inquiet mais quand même bien soulagé de le voir revenir 5 minutes plus tard.
Et quand, 3km plus loin il s'arrète pour me déposer, arrète une voiture pour moi et paye ce taxi improvisé pour qu'il m'emmène jusqu'à Kapchagay, non sans vive protestation de ma part, je me dis que j'ai été bien bête d'avoir eu la moindre hésitation.